Vendredi noir pour le sens unique, rue Rogier.


(www.lesoir.be - FRANCOIS ROBERT - samedi 21 mars 2009, 11:47)

Depuis mercredi, la rue Rogier, entre la rue Royale-Sainte-Marie et la rue des Palais, est mise à sens unique (les voitures ne peuvent plus descendre). Si le test de six mois est concluant, la mesure sera définitive. Mais il laisse perplexe. Pour l’instant, il perturbe peu la circulation en temps normal. Mais ce vendredi, c’était l’embouteillage.

Dans ce quartier de Schaerbeek, le vendredi, c’est jour de marché… et du passage des camions de Bruxelles-Propreté. La fermeture de la rue Royale-Sainte-Marie (pour cause de marché) et la mise en sens unique de la rue Rogier ont conduit au cauchemar lorsque le camion de Bruxelles-Propreté a remonté la rue Rogier. Ses arrêts répétés, la durée du feu rouge (80 secondes) et un trafic englué ont pétrifié la circulation et bloqué les trams 25 entre 8h30 et 9h10, depuis la place Liedts jusqu’à la chaussée de Haecht. Par contre, dans des conditions normales, la circulation est aussi fluide qu’avant le test. A la commune, on note que la situation de ce vendredi matin était exceptionnelle et due à une accumulation de circonstances. Remarque pertinente. Mais cette accumulation se reproduira chaque vendredi matin. L’échevine de la Mobilité Christine Smeysters (Ecolo) précise : « Ce test est évolutif. Nous allons repenser la durée des feux et prendre des mesures correctrices. »

Un plan plus vaste
Cette mise à sens unique (qui ne touche ni les transports en commun ni les cyclistes) fait partie du plan communal de mobilité. Selon l’échevine de la Mobilité, il répond à une demande urgente de la Stib pour qui ce secteur est un gros point noir. C’est la voiture qui paie le prix fort : le plan occasionne, pour les automobilistes, des détours, un allongement de la durée des trajets et une augmentation de la consommation d’essence. Mais l’échevine ignore ces arguments : « La mesure vise précisément, dit-elle, à décourager l’utilisation de la voiture. »

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La Stib sévit partout et continue à faire la guerre aux voitures, sans pour cela remédier au service totalement déficient qu'elle ’’’offre’’’ au prix de plus en plus fort aux passagers.

Automobilistes et passagers des trams perdent de plus en plus d’heures, pourtant précieuses en ces temps de crise.

Les heures perdues, les frais de déplacement et la pollution engendrés par ces apprentis en mobilité sont impardonnables.

Le Comité Longchamp-Messidor