2006 > 2007

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Nos ministres changent de cap


Dans La Capitale du 11 janvier 2007, nous trouvons les textes suivants:

"Françoise Dupuis négocie une solution avec la STIB, mais une chose est claire : LE TERMINUS NE SERA PAS SITUE PLACE VANDERKINDERE."

Plus loin, Pascal Smet: "NOUS SAVONS QUE LA STIB PREPARE UN AUTRE PROJET."

Dans La Capitale du 2 février: changement total de cap de nos ministres:

Le terminus se fera bien à l'arrêt Vanderkindere. Cet endroit, explique Pascal Smet, servira à la fois de terminus au tram 3 venant du Midi et aux trams 23 et 24 venant du Nord.
Le 3 tournera au Rond-Point Churchill et reprendra ses passagers à Vanderkindere direction Midi.
Les passagers voulant continuer changeront pour le 23 /24 à cet endroit.

Plus loin :: LA STIB OBTIENT SON TERMINUS LA OU ELLE LE VOULAIT.
Françoise Dupuis obtient la suppression du projet de la troisième voie, fin de citation.

Ceci demande réflexion de notre part et engendre nos commentaires:

A la STIB, on nous dit que cela concerne une période d'essai d'un an et que dans un an le projet entrera dans sa phase opérationnelle, SI LES ESSAIS SONT PROBANTS.
Cette dernière phrase est importante, car elle dit clairement que cette troisième voie n'est abandonnée que provisoirement et que nous dépendrons de l'appréciation de la STIB, qui décidera souverainement du résultat de ces essais sur un an.
Madame Dupuis qui a parlé à plusieurs reprise de décrispation dans le dossier Churchill, arbres et de l’emprise de la STIB sur la voirie, compte probablement sur cette période d'un an pour voir la détermination des riverains diminuer.

La commune d'Uccle a été totalement exclue des décisions prises, au point d'apprendre par la presse les décisions prises par la STIB, Monsieur Smet et Madame Dupuis. Cela malgré le fait que Madame Dupuis, bien que empêchée, a été quand même élue par nous à la commune d'Uccle en tant qu'Echevin.

Notre Bourgmestre, empêché lui aussi, n'a rien vu venir non plus. Il était au Congo, s'occupant d'un projet de routes à préserver dans le cadre de sa mission ministérielle. Les riverains de Churchill auraient préféré qu'il soit attentif à l'état de notre avenue, suivant en cela ses promesses électorales.

A vrai dire, devant notre interrogation au cabinet de Pascal Smet et à la STIB, quant au manque d'information et ou collaboration avec l'administration d'Uccle, la réponse tombe, incroyable: < Nous gérons cette avenue REGIONALE et n'avons aucune obligation vis-à-vis de la commune d'Uccle.>
La Stib ajoute aussi que l'élargissement des arrêts à Vanderkindere et donc la suppression des parkings à cet endroit, suite au rétrécissement inévitable de l'avenue, se fera sans l'avis de la commune d'Uccle.

Vivacité 8h30 le 02/02/2007: Un accord est intervenu au sein du Gouvernement bruxellois, le 1 février


L'essentiel du plan mobilité du Ministre Pascal Smet a été sauvé: les terminus des trams 3, 23 et 24 seront maintenus place Vanderkindere, mais organisés sur 2 voies et non plus 3; de quoi rassurer la Secrétaire d'Etat chargée de l'Urbanisme Françoise Dupuis qui craignait un engorgement de la place Vanderkindere.
"Les terminus seront organisés sans travaux supplémentaires et nous travaillons à la régularité de la ligne en amont....La solution intervenue est fort intéressante." a-t-elle notamment déclaré aux journalistes.
La S.T.I.B. estime, quant à elle, que ce plan sera réalisable sans grands travaux et plusieurs phases de tests seront organisées avant la mise en place définitive prévue au printemps 2008.

Voici le dernier accord survenu dans ce dossier et l'annonce officielle de ce matin.

La question se pose de comprendre comment le Ministre Smet et la Ministre Dupuis dans, entre autres, Le Soir et Vlan ont annoncé la semaine passée que ce terminus serait définitivement au Midi, et cela donc publiquement, et qu'ils ont quand même dû se plier en définitive au diktat de la STIB et se déforcer en le faisant.

Nous votons pour nos ministres, pas pour les responsables de la STIB.
Réfléchissons à cela.

Des commentaires amusants et pertinents


« Chers ami( e )s de l'avenue Churchill,

Abattage des arbres, installations de latrines pour les conducteurs, placement de nouveaux rails de déviation, allongement des quais, aménagement de terminus de tram, . . . . . . non il ne s'agit pas de la construction d'un nouvel hangar de la STIB, il s'agit tout bonnement du nouveau projet du patron des transports publics bruxellois pour votre belle avenue. Les temps ont changé: on n'en est plus aux promenades bucoliques à l'ombre des marronniers comme l' affectionnait notre souverain Léopold II mais à des préoccupations tangibles: le prochain contrat de gestion du premier employeur public bruxellois, la croissance de la société de transport, le plan de réduction des gaz à effet de serre, la mobilité urbaine, . . .
Et puis, comment peut-on privilégier la survie de quelques arbres centenaires par rapport à l'assainissement financier de la STIB ; ne convient-il pas, comme se plaît à le dire le directeur général de la compagnie, de ne plus regarder seulement le bout de nos chaussures mais bien plus loin! On a bien démoli tous les petits châteaux et la plupart des hôtels de maître qui bordaient une des plus prestigieuses avenues de Bruxelles, alors on n'en est plus à quelques marronniers près !
Et puis, de toute manière, ne nous a-t-on pas annoncé depuis plusieurs mois que tous les marronniers étaient malades et devaient être abattus parce qu'ils représentaient un risque sécuritaire pour les riverains. Alors pourquoi ne pas faire d'une pierre deux coups !

Eh bien, chers Voisins, maintenant que vous voilà presque convaincus du bien fondé de l'oeuvre de la STIB, il me reste à vous dévoiler un petit secret: figurez-vous que les fameux marronniers qui enchantent notre cadre de vie ne sont pas plus malades que vous et moi. Mais me direz-vous, pourquoi s'acharne-t-on alors à nous le faire croire depuis belle lurette ? La réponse est simple: les projets de la STIB sont incompatibles avec le maintien des marronniers. Mais le patron de cette vénérable institution le sait bien: il vaut mieux faire croire aux Churchilliens qu'un marronnier rongé par la maladie risque de leur tomber sur la tête plutôt que de leur avouer que leur avenue bien-aimée et complètement défigurée sera bientôt transformée en un parking pour trams et que la statue d'un des héros de la seconde guerre mondiale sera flanquée de latrines pour leurs conducteurs.

Oui, Chers Ami(e)s, c'est bien de cela qu'il s'agit: de la fin de l'avenue Churchill comme une des plus belles avenues de Bruxelles. Que voulez-vous, la politique de la mobilité avant tout ! Quand vos biens immobiliers auront perdu 30% de leur valeur, vous pourrez toujours essayer de vous plaindre auprès des responsables de la STIB. Peut-être aurez-vous droit à un abonnement gratuit! Non, chers Voisins, il est encore - mais grand - temps de réagir. Aux armes citoyens ! Faites connaître votre point de vue et manifestez votre désapprobation. Une pétition contre la défiguration complète de notre avenue vous sera distribuée prochainement. Prenez le temps de la signer et de la faire parvenir aux responsables qui ont pris les rennes en main pour défendre notre cause.

En tant qu'esthète et historien d'art, je ne puis même imaginer ce qui nous attend dans les prochaines semaines si un lever de boucliers n'intervient pas très rapidement. Alors, je vous en prie, puisque nous sommes encore en démocratie, faites valoir vos droits de citoyens !

P. H. L., expert agréé par la Chambre Belge des Experts en Oeuvres d'art »

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"Ces malades qui nous gouvernent."

Ce fut le titre d'un livre édité en France il ya quelques années. L'auteur y expliquait l'incidence des maladies ou obsessions des dirigeants sur les décisions politiques.

Périodiquement chaque pays a été confronté au cours de son histoire à ce genre de phénomène, ce qui les a entraînés dans des dérives politiques, guerrières,
écologiques, ou éducatives de plus ou moins grandes conséquences, qui analysées avec le recul nécessaire, apparaissent pour ce qu'elles sont, aberrantes. Quelques exemples, entre mille, et sans vouloir privilégier l'une ou l'autre de ces actions qui ont de par l'intoxication des masses, eu un grand retentissement, des résultats désastreux, ou une incidence certaine dans la vie de très nombreuses personnes et dont on paie encore les résultats. Citons l'affaire Dreyfus (dont on reparle), la guerre en Irak (sujet d'actualité), les barrages sur les plus grands fleuves perturbant les écosystèmes (en moindre mesure mais néanmoins important), des décisions telles que la lecture globale qui a perturbé plusieurs générations et qui est récusée maintenant.

Si nous citons pêle-mêle des grandes et petites décisions, et parlons à ce propos des décisions prises à haut niveau par des ( ir)responsables c'est pour expliquer notre perplexité au sujet des "destructions massives" d' arbres en région Bruxelloise.

Sans mentionner ceux, nombreux, déjà tronçonnés, le ministère de la Région de Bruxelles, ministère Régional, planifie l'abattage de 2000 marronniers d'alignement des grandes avenues de Bruxelles.

Outre l'avenue Winston Churchill dont on parle beaucoup dans la presse depuis quelques mois, avec ses 310 marronniers centenaires, le projet actuel de la Région prévoit d'abattre à très court terme -immédiat même- une partie de ceux de l'avenue de Tervuren, qui compte au total +/- 1000 arbres, de l' avenue de Meysse (+/- 140 arbres), du boulevard Louis Schmid (+/- 86 arbres), de l'avenue de Fré (+/- 50 marronniers), de 1'avenue Louise (+/-1­85 marronniers) et de l'avenue Albert (+/- 210 marronniers).

Le +/- est une résultante des abattages déjà effectues ici et là, sous divers prétextes, ou sans autorisation quelconque, ce qui rend le calcul exact difficile.

L'annonce de l'élimination de 6000 arbres le long de la E411, aussi à abattage immédiat et sous le même prétexte de dangerosité, nous a amené à poser une question essentielle. Qui a peur des arbres et pour quelle raison ?????

Qui cherche à faire disparaître l'équivalent d'une forêt de 6 hectares ?

Un éminent spécialiste des phobies a répondu à cette question: "La DENDROPHOBIE est une manifestation d'une peur maladive des arbres. Accompagné du TOC qui en est souvent la résultante, la personne souffrant de cette manie compulsive va chercher l'aide d'exécutants pour parvenir à exécuter le rituel/désir irrépressible, qui consiste à éliminer les objets et fixations qui provoquent et entretiennent sa Phobie."

Souvent les personnes ayant une obsession parviennent à la faire partager par leur entourage, soit en partageant leurs peurs, ou ,en cas de position élevée, en les imposant, ce qui favorise l'exécution de leur programme..

Le chiffre de 8000 arbres à abattre à très court terme nous ramène à notre titre: Ces malades qui nous gouvernent.

Tout ceci ferait une excellente blague belge si ce n'était pas si triste.

Une signature irresponsable, quelques secondes, 2000 marronniers plantés par Léopold II, un siècle.