2006 > 2007

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Autres arbres, même combat. Soutenons Barbara Plaisant, écrivons à l'administration communale d'Uccle!


Uccle

(Bravo Uccle du 11 juillet 2007)

nouveau site de la STIB sur le net


La Stib a une politique d'implantation à Bruxelles de son réseau de transport qui rappelle étrangement la façon de raser tout et d' implanter des immeubles de bureau et des buildings en remplacement du centre historique de la ville, par pur esprit mercantile.. Exemple: la maison Horta, dite Maison du Peuple.
On aurait pu penser que cela serait une leçon pour la planification actuelle de notre ville.
Hélas, la Stib, qui est en ce moment ce qu'étaitent les promoteurs des années 60 et 70, est en train, non seulement de détruire nos avenues et rues à Bruxelles, mais de plus elle envahit de façon inouïe notre espace privé.
Dans son nouveau site, sous la rubrique "itinéraires", elle se permet de demander jusqu'au n° de la maison où nous voudrions nous rendre. C'est inouï !!!
Quand on sait que bientôt nos cartes de tram seront remplacées par des cartes à puce personalisées, où la Stib pourra suivre, dans ce qu'elle appelle, par euphémisme, un souci de bonne gestion, tous nos déplacements, nous pensons que cela devient une atteinte pure et simple à notre vie privée.
Cela dans la même logique que le manque de respect pour notre environnement.
La STIB, un état dans l'état? Big Brother nous watche vraiment!!!

Lettre ouverte à Monsieur Flausch, administrateur délégué de la Stib , commentaires


L'avenue Winston Churchill est une des avenues léopoldiennes car, comme le fit Haussmann à Paris pour les grandes avenues, ici à Bruxelles on a, sur demande du Roi Léopold II, tracé de grandes avenues qui sont encore aujourd'hui magnifiquement arborées.

De cette époque datent les marronniers de l'avenue Winston Churchill.
Il y a un siècle l'avenue était bordée d'hôtels de maître et son centre était une allée cavalière bordée de -alors- jeunes marronniers.

Peu avant la guerre, le tram s'est implanté à l'extérieur des arbres, respectant la promenade du centre.

Sous la poussée du "tout le progrès, c'est la voiture", en 1972, le tram s'est implanté au centre en (déjà à ce moment peu respectueux des arbres) abîmant de nombreuses racines.

L'avenue a été aménagée à 4 bandes de circulation.

Cette avenue qui était en toute logique gérée par la commune d'Uccle est devenue, par ces 4 bandes et l'importance de sa situation, un axe de grand passage et une voie prioritaire, donc Régionale.
La région de Bruxelles Capitale, qui gère le budget régional, a comme plus gros budget la Stib (les trams, etc...).
La région, c'est aussi l'environnement, la mobilité, les travaux publics, etc..., etc...

En juin 2006, nous avons appris que la Région voulait abattre les 310 magnifiques marronniers de l'avenue Churchill et les remplacer par des metaséquoias.
Pourquoi ?

Plusieurs raisons sont apparues au fil des mois.

- Le coût de l'entretien. Un sapin cloné, une fois élagué pour passer au-dessus des caténaires, est peu coûteux à l'entretien, pas de feuilles ni de marrons à ramasser, plus d'élagages.

- Les projets de la Stib qui, non contente d'avoir squatté la promenade du milieu de l'avenue en 1972 (promenade qui était comme celle de l'avenue de Tervuren), se considère maintenant propriétaire des lieux et avait d'abord un projet de 4 voies de tram, revu ensuite à 3 voies, sur l'avenue.
Les habitants ont courageusement défendu leur cadre de vie et ont réussi à éviter les metaséquoias et la troisième voie de tram.

- La Stib, toujours elle, qui pourtant circule très à l'aise sous les arbres, a défiguré le rond-point Churchill par l'installation d'un terminus de trams urbanistiquement déplacé à cet endroit et a abîmé l'espace vert autour de l'imposante statue de Winston Churchill. La Stib veut maintenant élargir ses quais d'embarquement de façon outrancière.
Pour cela, afin de recréer un alignement des plantations sur ces quais démesurés, elle demande à la Région l'abattage des marronniers centenaires.
Les arbres se font résevoirs de carbone, et nos grands arbres nous aident à survivre; ils sont le poumon de l'avenue .

Notre avenue est une avenue test pour la Région, si nous abandonnons nos arbres, les 3600 marronniers des avenues Léopoldiennes, ou ce qui en reste, seront détruits.