2014 > 2015

En tant que riverains, restez concernés, envoyez vos photos par e-mail, vos commentaires ou textes à publier ou non dans votre formulaire de contact.
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interpellation au parlement par Emmanuel de Bock


Les services de la Région bruxelloise ont abattu un certain nombre d’arbres sur l’avenue Winston Churchill. Or il apparaît qu’aucun remplacement ne soit actuellement prévu. Dans quel but souhait-on défigurer cette prestigieuse avenue ?

Ces dernières nuits, les services de la Région bruxelloise ont abattu un certain nombre d’arbres sur l’avenue Winston Churchill. Ces abattages sont exclusivement exigés pour des raisons de sécurité. présenter, pour une date limite, un projet de replantation. Ce faisant, en théorie, l’autorité donne toute latitude au demandeur de permis d’éventuellement, mais pas nécessairement, introduire à moyen terme un projet de replantation.
La Déclaration de Politique Régionale de juillet 2014 met l’accent sur la nouvelle politique de “contractualisation avec les communes dans le cadre d’opérations régionales ciblées sur des axes régionaux structurants”. L’article 24 des prescriptions particulières du PRAS précise également que les espaces structurants arborés doivent être plantés de manière continue et régulière.
Or il apparaît qu’aucun remplacement d’arbres n’est prévu dans le Permis d’urbanisme d’abattage octroyé le 16 septembre dernier. Rien n’est donc prévu dans l’immédiat pour pallier la dégradation visuelle engendrée par les abattages.
Une des motivations de l’octroi du permis est que “le demandeur ne projette de les remplacer qu’à moyen terme, un projet global étant à l’étude sur cette voirie”.
Le permis a donc été octroyé sans imposer de règlementation ni d’obligation de
Il est étonnant que l’autorité censée veiller au respect du PRAS n’ait pas imposé dans son PU la condition de replantation. On l’a vu lors des précédents abattages, le demandeur n’a pas systématiquement replanté, ce qui finit par aboutir à une voirie totalement dépourvue d’arbres, avec quelques marronniers qui résistent. Or ce qui rend beau une voirie arborée c’est de replanter des arbres de même grandeur en même temps.
Préserver et restaurer ces magnifiques espaces publics est pour nous une condition sine qua non du développement d’une ville en pleine croissance démographique. Il est essentiel de maintenir et renforcer la qualité de vie en ville, à travers l’action que la Région prévoit spécifiquement et concrètement pour l’axe Duden-Cambre et en particulier l’avenue Winston Churchill. C’est une avenue de plus en plus menacée par la vieillesse de ses marronniers. Les habitants n’ont cessé de montrer leur attachement, en combattant tout projet susceptible de la défigurer et de lui faire perdre son cachet, comme le conifère métaséquoia souhaité à l’époque par l’administration comme espèce de remplacement pour toute l’avenue.
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Churchill : réaction au nouveau site pour le comité de quartier Longchamp-Messidor


Chère Anita,
Nous avons découvert le nouveau site de l’asbl Longchamp-Messidor. Merci pour ton invitation à y réagir. En effet, la page Accueil de ce nouveau site appelle quelques nuances de notre part, en tant qu’habitants de longue date de l’avenue Winston Churchill. Pour éviter tout malentendu, nous avons recopié mot pour mot l’extrait en question ci-dessous et voici nos commentaires (en bordeau) dans le texte :


Votre comité, Longchamp Messidor, depuis 1973 défend au mieux l’avenue Winston Churchill, ces (ses ?) marronniers et par là la santé et l’environnement de ses habitants et de ceux qui nombreux empruntent et admirent notre avenue.

Nos plantations sont à nouveau menacées à court terme (?) et par là l’image même et le prestige de l’avenue Churchill et de son quartier.

Nous ne sommes pas tout à fait de cet avis. Pour nous c’est maintenant que ce prestige est en train d’être entamé, du fait que les marronniers actuels sont abattus sans être remplacés, ce qui crée de vilains trous à de nombreux endroits. Lorsque, vus d’en haut, ces trous sont comblés par la couronne des arbres restants, ils n’endommagent pas trop la vue de ceux qui habitent en hauteur, mais au niveau de la route, en plus des cables électriques qui pendent d’un arbre à l’autre, cette situation confère à notre avenue léopoldienne un aspect “fatigué”, celui d’une avenue laissée à l’abandon, sans parler de l’état déplorable de la berme centrale où sont posés d’affreux blocs électriques. Il se fait qu’aucun remplacement des arbres abattus successivement n’est prévu par la Région, cela nous a été confirmé encore récemment par le Bourgmestre. Par conséquent, la perspective d’un réaménagement de l’avenue, qui restaurerait l’homogénéité de ses plantations par la création bien pensée d’un nouvel alignement régulier, constitué d’arbres de taille égale, constitue à nos yeux tout le contraire d’une menace.


Restons unis pour garder notre avenue majestueuse avec ses marronniers qui la caractérisent et lui donnent ce cachet exceptionnel depuis plus d’un siècle.

Oui sur le principe de rester unis pour préserver le caractère majestueux de l’avenue mais non sur l’exclusivité du marronnier : nous sommes ouverts à la discussion et a priori pas opposés au platane comme espèce de remplacement mais cela n’engage que nous.


Ce site est le vôtre, écrivez-nous, envoyez vos photos, signalez nous les articles, reportages qui nous concernent. A nouveau, comme avant déjà, la menace est réelle. ? - Cfr supra.


Ensemble nous avons une possibilité de protéger notre avenue. Le combat est difficile, mais nous l’avons déjà prouvé, pas impossible.

C’est tous ensemble que nous avons combattu le projet de 3ème voie qui, au-delà des questions circulatoires et sécuritaires, aurait compromis la convivialité, la majesté et l’homogénéité de l’avenue où nous avons été nombreux à élire domicile. Il faut regarder vers l’avenir désormais. Avec quelques autres riverains, nous avons déjà clairement exprimé au Bourgmestre, le 24 novembre dernier lors d’une réunion à la Commune, notre souhait de voir les riverains invités à prendre connaissance du futur projet avant la pose des fameux “panneaux rouges” sur les trottoirs et Yves et moi-même annonçons d’ores et déjà que nous soutiendrons le principe d’un plan global de réaménagement de l’avenue. Concrètement, avant qu’il ne soit adopté, nous souhaiterons bien entendu obtenir la garantie que dans sa conception comme dans son application, ce dernier assurera à terme le caractère à la fois majestueux et convivial de l’avenue, dans le plus total respect de son statut zichee. Ce, en sachant qu’un tel plan de réaménagement, pour pouvoir aboutir, comportera inévitablement dans sa phase préliminaire l’abattage de l’ensemble des marronniers, jeunes comme centenaires (et qui entretemps n’auront pas dû être abattus pour raisons sanitaires).


L’avenue est Régionale, dépend donc de la Région, actuellement des ministres SPA et CDH. Uccle et son Bourgmestre, MR, et les Elus Ecolos, Défi, et PS tous nous soutiennent, mais ils ont besoin de nous sentir présents.

“Nous soutiennent” : nous croyons que ce que les autorités soutiennent avant tout, c’est le principe d’une avenue arborée, durable et dotée d’une allure à la hauteur de sa vocation d’axe structurant dans Uccle et dans Bruxelles. Sauf erreur d’appréciation de notre part, nos édiles communaux seraient défavorables à tout combat mené par des riverains contre une volonté régionale de procéder, en temps utile, à un réaménagement de l’avenue. Nous pensons au contraire que la Commune, prudente comme toujours, n’espère pouvoir compter, de la part des riverains de l’avenue Winston Churchill, que sur un état d’esprit positif, pour entrevoir l’avenir avec bon sens, de manière respectueuse et constructive. La Commune d’Uccle mais aussi sans doute celle de Forest, afin d’envisager l’axe Duden-Cambre dans sa globalité.

Réagissez ! Pour nous, c’est fait. Nous pouvons encore en parler de vive voix si tu le souhaites. Tu peux nous appeler quand tu le souhaites (02/345 90 01) ou encore nous convoquer à une assemblée générale que tu souhaiterais convoquer afin de te mettre, en tant que Présidente, à l’écoute d’un maximum de riverains, y compris ceux qui n’ont pas connaissance de l’existence du comité de quartier Longchamp-Messidor. Bien à toi, Yves & Béatrice.

Vous trouverez le formulaire sous contact.


Commentaires :

Merci Béatrice pour ce retour rapide. Les commentaires sur le site ( en phase de finalisation)sont utiles.

Sans rentrer dans le détail de ton email , je rappelle que La Région décide. Uccle a un avis non contraignant

Nous avons des souhaits et c’est tout ,( et fort peu)

Anita Nys pour le comité Longchamp

Inter-Environnement Bruxelles privée de subventions... donne de la voix


Communiqué de presse

1 avril 2015

Inter-Environnement Bruxelles privée de subventions... donne de la voix

L’asbl Inter-Environnement Bruxelles (IEB), fondée il y a 41 ans, fédère 70 comités d'habitants, collectifs et associations actifs à Bruxelles dans la création d’un milieu de vie de qualité pour ses habitants. La fédération est active dans des champs variés tels que le droit à un environnement sain, l'aménagement du territoire, le droit au logement, le partage de l'espace public, la lutte contre les pollutions, la protection de la nature, l'économie au service de la ville, l'éducation permanente à la démocratie...
Depuis la création de la Région en 1989, IEB bénéficie pour ces activités d’un soutien régional, notamment du/de la ministre de l’Environnement. Ces dernières années, elle bénéficie même d'un agrément pluriannuel. Or, elle vient d’apprendre que sa ministre « de tutelle » va sabrer dans ce subside ; il s’agirait de réduire de moitié la subvention qui avait été accordée pour la période 2010-2014. Avec les conséquences qu’on imagine tant sur l’emploi que sur les possibilités de remplir son objet social.
Les motifs invoqués sont qu'il faut faire des économies et que IEB ne se consacrerait que partiellement à l’environnement ; ce qui est réalisé en faveur de l’urbanisme, du logement, de la mobilité… devrait dès lors être demandé aux autres ministres.

Que répondre ?
Tout d'abord que les mesures d'économie qui visent les secteurs associatifs et culturels sont une réponse inadaptée à la situation sociale actuelle. Ce n'est pas en sabrant dans ces budgets qu'on améliorera le sort des habitant-e-s de Bruxelles, spécialement des plus fragilisé-e-s. Ces économies de bouts de chandelle auront un coût social important qui se répercutera à terme sur les budgets. Certes, on laisse entendre qu’à l’avenir un financement par projet pourrait être envisagé. Mais c’est une
l’Ordonnance de 2008 relative à la reconnaissance des associations œuvrant dans le champ de l'environnement. C'est un retour à un financement ponctuel, très aléatoire, mettant les associations en concurrence et qui ne permet pas de maintenir l’équipe des travailleurs. C'est aussi demander de travailler dans le court terme, ce qui est le contraire de l’optique suivie depuis 41 ans par IEB : la politique environnementale et urbaine ne se conçoit que dans le long terme, dans une réflexion qui s’ancre dans un terrain qu’IEB connaît bien. Cette connaissance, elle la met au service de la Région et de ses habirégression par rapport à la situation qui prévaut depuis l'entrée en vigueur de tant-e-s. C'est cette action essentielle à la vitalité démocratique de notre Ville-Région que les autorités politiques risquent de détruire aujourd'hui.
Quant au conseil d’aller s’adresser à d'autres ministres, il est pour le moins paradoxal : en effet, le gouvernement précédent, interprétant de manière restrictive l'Ordonnance de 2008 a considéré qu’une association ne pouvait être reconnue que dans une seule compétence ministérielle. C’est ainsi qu’IEB n’est reconnue pour un agrément pluriannuel qu’en environnement. Or, depuis des années, IEB, en raison de ses compétences transversales (urbanisme, environnement, mobilité, logement, économie), plaide pour un agrément auprès de tous les ministères concernés par son activité. Elle l’a encore rappelé début mars 2015 dans une lettre adressée à tous les ministres et secrétaires d’Etat bruxellois, restée sans réponse à ce jour… Le courrier qu’IEB vient de recevoir de la Ministre de l'Environnement et par lequel elle nous "invite à contacter les ministres compétents pour les missions autres que celles de l'environnement" est donc contradictoire avec la politique de subsidiation suivie jusqu’ici. Priver unilatéralement IEB pour moitié de son subside structurel sans avoir renégocié auprès des autres ministres cette reconnaissance transversale revient à lui couper les vivres.

Quel est l’objectif du Gouvernement ?
La position du gouvernement précédent revenait à entendre l’environnement au sens large, en englobant tout ce qui contribue au développement d'un milieu de vie sain pour les habitant-e-s. Alors l’urbanisme, la mobilité, le logement, etc… en font aussi partie, au même titre que la nature, et IEB doit percevoir de la Ministre un subside permettant de couvrir ses activités transversales à l'instar de ce qui a été reconnu ces cinq dernières années. Rappelons que l'intitulé de l'Ordonnance de 2008 parle explicitement d'environnement urbain et de cadre de vie. Par contre, si l’environnement doit désormais être compris dans le sens restreint de « biodiversité et nature en ville », alors la ministre de l’Environnement doit assumer ce changement de cap et impliquer les autres ministres pour qu'ils remplissent leur rôle dans un soutien structurel à IEB !
Toute autre position pourrait facilement être interprétée comme une volonté de faire taire la société civile. Nous n'oserions pas croire que c'est ici de cela qu'il s'agit. Certes, IEB a pu déranger dans la mesure où elle s'est permise de critiquer des projets gouvernementaux qu’elle considère – à la lumière de son objet social – comme contraires à l’intérêt des Bruxellois-e-s, surtout des plus fragilisé-e-s. Mais elle s’est toujours expliquée de son ton et de ses actions critiques, qui sont le fondement de son existence, sa raison d’être. Au passage, soulignons qu’elle a gagné pratiquement tous ses recours judiciaires, preuve que ses critiques n’étaient généralement pas infondées. Soulignons aussi qu'IEB fait bien d'autres choses que de s'amuser à aller en justice.
Museler l’empêcheur de gouverner en rond n'est pas digne du pouvoir politique. Quelle image cela donnerait-il du débat démocratique qui est – par ailleurs – revendiqué par ce pouvoir ?

Le Conseil d'administration
et l'équipe de travailleurs d'Inter-Environnement Bruxelles

Contacts presse :

· Marco Schmitt, co-président : 0497 122 770
· Chloé Deligne, co-présidente : 02 650 38 01
· Raphaël Rastelli : co-président : 0484 942 061