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Sécutité : des pistes pour la protection des usagers faibles


(www.lesoir.be - Rédaction en ligne - mardi 08 décembre 2009)

Des espaces partagés dépourvus de toute signalisation routière, une sensibilisation accrue des hommes de moins de 45 ans et de plus de 65 ans, le développement de zones à circulation restreinte... Telles sont quelques-unes des pistes avancées par le secrétaire d’Etat bruxellois à la Mobilité, Bruno De Lille. M. De Lille a dénoncé la prise en compte insuffisante ces dernières décennies des usagers faibles dans la politique de sécurité routière à Bruxelles, l’une des causes selon lui de la surreprésentation des piétons au nombre des victimes de la route dans la capitale.

En 2003, les États généraux visaient une diminution de 50 % du nombre de blessés graves et de morts sur les routes de la Région-capitale d’ici 2010, un objectif qui n’a pas été atteint.

Le fil rouge de la politique de mobilité des prochaines années mettra la marche à pied au centre des préoccupations et des aménagements, puis le vélo et les transports en commun, avant le transport motorisé privé (voiture ou moto), assure Bruno De Lille, rappelant l’engagement du gouvernement bruxellois à diminuer la pression automobile de 20 % au moins.

Outre les initiatives déjà entamées (futur plan piéton, mise à jour du plan vélo, renforcement des trajets spécifiques pour écoliers, augmentation des zones 30 via un soutien accru aux communes, etc.), Bruno De Lille veut davantage axer la politique de mobilité sur les usagers.

Il envisage ainsi l’instauration d’« espaces partagés », dépourvus de toute signalisation routière là où la circulation le permet, pour créer un espace ouvert et partagé par les usagers de tous les modes de transport. Ce concept a prouvé son potentiel aux Pays-Bas, observe le secrétaire d’Etat.

Le développement de davantage de zones à circulation restreinte (zones à basses émissions, zones résidentielles, piétonnes, etc.), l’amélioration de la signalisation routière (passant par une phase de feux rouges plus courte pour les piétons et cyclistes afin de raccourcir leurs temps d’attente), des actions de sensibilisation ciblées vers les hommes (moins de 45 ans et plus de 65 ans), qui représentent deux tiers des victimes de la route à Bruxelles, sont autant d’autres pistes, à côté du développement du contrôle-sanction.

Ces débats déboucheront en 2010 sur des États généraux élargis, qui devront définir de nouveaux objectifs pour 2020.

Plusieurs intervenants des États généraux ont par ailleurs souligné la nécessité d’une concertation accrue avec les 19 communes pour l’approche de la sécurité routière sur les voiries communales, ou la nécessité de renforcer le cadre du tribunal de police pour faire face à l’augmentation des boîtiers et caméras dans la capitale.

(belga)