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Lettre ouverte à Kris Peeters


(BruXseL Press Review du 13/09/201)

Des citoyens “flamands et européens” vivant à Bruxelles lancent un message à Kris Peeters, via une lettre ouverte.

C’est en trois langues (néerlandais, anglais et français) et pour exprimer leur ras-le-bol par rapport à la situation politique actuelle que huit citoyens "flamands et européens" vivant à Bruxelles ont envoyé une lettre au ministre-président flamand Kris Peeters et à la presse néerlandophone. En voici quelques extraits. "Nous voyons Bruxelles comme un lieu séculaire de rencontre et d’échange entre communautés".Mais cet équilibre délicat entre les différentes communautés serait, selon les signataires de la lettre, "mis à mal". "Au nord du pays, une certaine presse, certains organismes privés et même certaines institutions publiques diffusent de manière permanente et insistante des messages insidieux à l’encontre de Bruxelles et de sa population. [ ] La communauté néerlandophone de Bruxelles n’est pas épargnée, son attachement à la ville étant considéré par certains comme contre nature". Les signataires, issus de la société civile, demandent ainsi explicitement à Kris Peeters de faire "cesser la diffusion, par les services de la région flamande, d’approximation en lieu et place d’une information conforme à la réalité du pays et de la région de Bruxelles-Capitale, de faire cesser toute intervention verbale ou écrite par des responsables politique ou de la presse néerlandophone réclamant ouvertement la disparition de la région, en les condamnant [ ]".

Selon ces huit citoyens, il est "urgent" pour la Flandre de tenter de corriger son image mise à mal par "des intégristes linguistiques". "La Flandre, ses représentants et ses citoyens d’expression néerlandophone qui vivent à Bruxelles, ont tout à gagner politiquement et économiquement d’une Région de Bruxelles-Capitale forte, reconnue de tous et ouverte au sein de l’Union européenne. [ ] Notre diversité est une richesse inestimable et digne de tous les efforts de préservation."

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Lettre ouverte à l’attention de Monsieur Kris PEETERS, Président de la Région flamande, et à la presse flamande

Concerne : Bruxelles-Capitale, une Région à part entière, ouverte d’esprit, tolérante et accueillant tous les Européens

En anglais, néerlandais et français

Copie à Mr Charles PICQUÉ, Président de la Région de Bruxelles-Capitale

Copie à Mr Rudy DEMOTTE, Président de la Région wallonne

Copie aux membres du parlement fédéral et des parlements régionaux de Belgique

Copie aux membres des parlements des pays membres de l’U.E.

Copie aux ambassades/délégations des pays membres de l’U.E. à Bruxelles

Copie aux membres du Parlement européen

Copie à la Presse nationale et internationale

Monsieur Kris PEETERS Ministre-président flamand Place des Martyrs 19
1000 Bruxelles

Tél (+32.2) 552.60.00 Fax (+32.2) 552.60.01
E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Bruxelles, le … septembre 2010

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,

Les signataires de la présente lettre sont essentiellement flamands et européens vivant à Bruxelles. C’est en tant que membres issus de la société civile que nous vous contactons.

Nous voyons Bruxelles comme un lieu séculaire de rencontre et d'échange entre communautés - francophone, néerlandophone et internationale. Indéniablement, les cultures flamande et francophone de Belgique s'y sont enrichies au contact l'une de l'autre, puisant pour s'épanouir
dans un héritage commun bien plus ancien que l'âge du pays. Les valeurs de tolérance et d'ouverture d'esprit sont depuis longtemps à Bruxelles le socle de la réussite d'une telle mixité. Devenue aujourd'hui carrefour européen, son rayonnement international, l'essor économique qui en découle, ainsi que sa dimension multiculturelle, font la fierté de ses habitants (1).

Or nous constatons aujourd'hui que cette image positive de Bruxelles, ainsi que l'équilibre délicat entre ces différentes communautés, sont mis à mal.

Au Nord du pays, une certaine presse, certains organismes privés et même certaines institutions publiques diffusent de manière permanente et insistante des messages insidieux à l'encontre de Bruxelles et de sa population. La communauté néerlandophone de Bruxelles n'est pas épargnée, son attachement pour sa ville étant considéré par certains comme contre-nature (2).

Ces messages visent à remettre en doute l'existence de Bruxelles en tant que Région autonome (3).

La victoire de la NVA (Nieuwe Vlaamse Alliantie) de Bart DE WEVER n'a certainement pas contribué à une diminution du nombre de ces attaques écrites ou verbales (4).

Nous sommes révoltés par ces communications approximatives ou infondées qui, par leur répétition, renforcent le repli communautaire de ceux qui les lisent ou les entendent.

Pire, aux yeux de certains extrémistes, ce type de propagande légitime la violence physique. Un tel radicalisme, substituant le droit du sol au droit tout court, a déjà mené par le passé en certains
lieux en Belgique à de graves dérives, à des actes de violence intolérables qui se reproduisent aujourd'hui aux portes de Bruxelles (5).

Ces agressions verbales ou physiques à notre égard, néerlandophones, francophones et européens de Bruxelles-Capitale vivant en parfaite entente, sont perçues par les étrangers, l’Union Européenne, les milieux diplomatiques et autres, vivant à Bruxelles, comme une menace à terme contre leur propre présence et leur liberté de choix de vie chez nous.

Le Wall Street Journal, en date du 11 juin dernier, a relaté une série de brimades flamandes en périphérie bruxelloise, largement condamnées par ses lecteurs ... américains (6). Poursuivre dans cette attitude aura des conséquences néfastes, pour la Flandre et les Flamands de Bruxelles,
sur la cohabitation à Bruxelles et en périphérie.

Il est urgent pour la Flandre de tenter de corriger son image mise à mal par des intégristes linguistiques. On ne peut minimiser l'impact international des visites des représentants du Conseil de l'Europe au sujet de la question de la périphérie, largement médiatisée. Les droits institutionnels des Flamands de Bruxelles pourront-ils rester intangibles, alors que des discriminations à l’égard des Francophones en périphérie sont révélées régulièrement ?

La Flandre, ses représentants et ses citoyens d'expression néerlandophone qui vivent à Bruxelles, ont tout à gagner politiquement et économiquement d'une Région Bruxelles-Capitale forte,
reconnue de tous et ouverte au sein de l'Union Européenne.

La question de BHV (le syndrome Bruxelles-Hal-Vilvorde) doit trouver une solution acceptable pour tous. Elle ne doit pas être la source de discriminations ou d'actions à l'encontre du droit dans la périphérie de Bruxelles.

Négocier de nouveaux accords institutionnels pour une Belgique qui fonctionne mieux : oui. Les manipulations de l'information, les mensonges, les insultes, la violence : non.

Il est utile de rappeler l’étude récente, publiée dans la presse en juin 2010, confirmant la contribution financière extrêmement positive de la Région de Bruxelles-Capitale aux deux autres Régions, et cela en opposition aux chiffres fantaisistes, mais électoralement rentables, communiqués par certains milieux/médias flamands à leur communauté.

C'est pourquoi nous vous demandons :

- de condamner ouvertement les intimidations et les agressions physiques et verbales, par des extrémistes flamingants, de ceux qui, en Belgique, s'expriment dans la langue de leur choix, qu’ils soient néerlandophones, francophones ou européens ;

- de faire cesser la diffusion, par les services de la Région flamande, d’approximations en lieu et place d’une information conforme à la réalité du pays et de la Région Bruxelles-Capitale ;

- de faire cesser toute intervention verbale ou écrite par des responsables politiques ou des représentants de la presse néerlandophone réclamant ouvertement la disparition de la Région Bruxelles-Capitale, en les condamnant et en prenant ouvertement position pour le respect des accords fédéraux négociés dans le passé et à conclure.

Nous prenons à témoin l’Europe, ses institutions et ses pays membres en ce qui concerne la propagande extrémiste menée par certains milieux/médias flamands qui visent à radicaliser une partie de la population de la Flandre.

Nous demandons à tous les médias européens et internationaux de ne plus rien laisser passer, de durcir le ton et de renseigner systématiquement les comportements limitant la liberté d'expression des habitants de la Région Bruxelles-Capitale.

Nous ne manquerons pas de mandater tous les hommes et femmes politiques réellement soucieux de la paix communautaire de défendre avec la plus grande fermeté les intérêts de Bruxelles et de sa population, tant flamande qu'internationale ou francophone.

Notre diversité est une richesse inestimable et digne de tous les efforts de préservation.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, en l’assurance de notre plus haute considération

Guido Jan BRAL Belge
(Historien de l'art)
Regine NICKMANN (ex-fonctionnaire de la Commission
européenne vivant depuis 40 ans à Bruxelles)
Philippe ELSEN Signant en son nom propre
(Président du Comité de quartier Tervueren)
Anita NYS Anversoise et Bruxelloise immigrée Signant en son nom propre
(Présidente du Comité de quartier Churchill)
Paul Antoine STAES-POLET Louvaniste et Bruxellois
(Magistrat honoraire)

(1) Aujourd'hui, parmi de très nombreuses initiatives communes, publiques et privées, qui caractérisent Bruxelles, figurent entre autres celles emblématiques du Kunsten Festival des Arts ou de la programmation du KVS. Tous ces
projets n'auraient pu voir le jour sans l'action de personnalités multiculturelles ayant une grande ouverture d'esprit et de tolérance. Ils ont permis, en outre, de conférer à la capitale cette originalité multiculturelle, créative et
internationale qui la rend si attrayante.

(2) Els AMPE : " vous salissez la réputation des Flamands avec votre nationalisme "
http://levif.rnews.be/fr/news/actualite/belgique/els-ampe-vous-salissez-la-reputation-des-flamands-avec-votre-nationalisme/article 1194773151604.htm - Discours chahuté par Els AMPE : la N-VA exige des excuses http://www.rtlinfo.be/info/belgique/politique/722683/discours-chahute-par-els-ampe-la-n-va-exige-des-excuses

(3) Les bévues répétitives des services du tourisme flamand, tant à New-York que dans le reste du monde où ils ont des officines, constituent un exemple concret de cette désinformation (« Pour Neckermann, la Région bruxelloise n’existe pas » :
http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2010-07-13/pour-neckermann-la-region-bruxelloise-n-existe-pas-781540.php ).
Il en va de même concernant de fausses nouvelles relatives à la gestion de la Région Bruxelles-Capitale et à la réalité pourtant chiffrée et connue des flux financiers inter-Régions (« Exclusif : Bruxelles offre chaque année 16 milliards à la Flandre » : http://trends.rnews.be/fr/economie/actualite/politique-economique/exclusif-bruxelles-offre-chaque-annee-16-milliards-a-la-flandre/article-1194751281024.htm ).
L'affaire de la chute, survenue lors du Tour de France à Bruxelles, démontre également cette désinformation : une certaine presse flamande s'en était emparée pour critiquer la gestion de la Région Bruxelles-Capitale, sans prendre la peine de s'informer sur l'état de cette avenue dont l'état est impeccable, le macadam ayant été rénové récemment (« Tour de France : chutes monstres à Bruxelles » :
http://www.lacapitale.be/sports/cyclisme/tour_de_france/2010-07-04/tour-de-france-chutes-monstres-a-bruxelles- petacchi-gagne-793673.shtml ).

(4) Le monde politique francophone s'unit contre DE WEVER
http://www.sudpresse.be/actualite/belgique/2010-06-07/le-monde-politique-francophone-s’unit-contre-de-wever-787715.shtml

(5) Le passage à tabac du jeune Portugais « Miguel , 21 ans, défiguré à Ruisbroek, dans la banlieue bruxelloise, par sept Flamands, parce qu’il s’exprimait en français », n'est qu'un exemple de ce type de comportement (« Défiguré parce qu'il ne parlait pas flamand » : http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/314807/defigure-parce-qu-il-ne-parlait-pas-flamand.html )

(6) The Language Divide, Writ Small, in Belgian Town
http://www.nytimes.com/2010/07/16/world/europe/16belgium.html?_r=2&pagewanted=1&src=tptw - “Pardon My French: Belgians Just Don't Speak the Same Language"
http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704312104575298613598792860.html#
project3DSLIDESHOW0826s3DSB10001424052748703302604575294622191994784%26articleTabs%3Darticle

Dépôt Marconi - Permis de bâtir de la STIB à la RBC ( Nouvelle demande ).


Dans son édition du jeudi 09.09.2010 le journal Le Soir nous informe que la STIB va introduire auprès de la Région une nouvelle demande de permis de bâtir du futur dépôt Marconi.

Elle assure que son nouveau dossier tient compte des remarques des riverains et des communes concernées.

Or le vendredi 12 mars 2010 les bourgmestres des 3 communes de Drogenbos, Forest et Uccle ont déclaré s'opposer vivement et unanimement à ce projet et privilégier l'étude de sites alternatifs. On voit donc que la STIB se fout pas mal de l'avis de 3 bourgmestres originaires de Régions différentes et d'horizons politiques différents qui représentent des dizaines de milliers de voix !

Plus que jamais soyons vigilants et répétons notre refus d'une telle installation sur le site Marconi.

Les abeilles face à la crise environnementale !


Colloque organisé par Apis Bruoc Sella et la cellule Eco-Conseil de la Ville de Bruxelles

Le mardi 28 septembre 2010 de 13h30 à 17h30,
à l'Hôtel de Ville de Bruxelles - Salle Gothique - Grand Place de Bruxelles

Les abeilles occupent une place emblématique dans la biodiversité, elles jouent un rôle essentiel dans la pollinisation des plantes à fleurs et donc dans le maintien des écosystèmes.

Sans abeilles : plus de fruits, de légumes, de graines !

Mais dans un monde sans abeilles, l'humanité serait violement bouleversée, car les abeilles sont garantes du tiers de notre alimentation mondiale. Leur disparition affecterait gravement les écosystèmes et la viabilité des sociétés humaines.

Or, abeilles sauvages et abeilles mellifères vont très mal ! Partout dans le monde, on assiste impuissant à leur déclin. Que leur arrive-t-il ? Leur disparition est-elle inéluctable ? Quels sont les facteurs qui influencent leur survie ?

Des scientifiques renommés font le point sur la question.

Renseignements à la cellule Eco-conseil de la Ville de Bruxelles :

Tel : 00 32 (0)2/279.33.10
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Entrée gratuite. Réservation souhaitée.