Un exellent résumé. Cela a juste empiré depuis !


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PLAN TRAM DE LA STIB : LE CONSTAT DE FIASCO

Soumis par Jacques 17-09-2008
Dernière mise à jour : 18-01-2011

Depuis le 30 juin 2008, la STIB nous a gratifiés d'une sixième mouture de son plan de restructuration "Tram". Ce qui, d'un point de vue théorique, devait constituer une réelle amélioration du réseau de surface, lorsqu'il a été décidé en juillet 2005, se révèle à présent une véritable catastrophe pour les usagers, et, pire, une réelle gabegie de moyens.

En effet, la STIB avait "vendu" aux usagers une meilleure régularité et un meilleur service, contre une augmentation "limitée" de correspondan-ces "non pénalisantes".
Les voyageurs en sont pour leurs frais ! Non seulement il n'y a pas de meilleure régularité (un tram toutes les trois minutes ? Mon oeil !), mais les correspondances sont ressenties de manière très pénalisantes par les voyageurs (comme je l'expliquerai ci-dessous).

La STIB voulait offrir aux voyageurs tous les avantages du métro (la régularité) en gardant les avantages du tram (moins cher, et qui va partout dans la ville) ? C'est strictement l'inverse qui se produit : les voyageurs subissent les inconvénients du tram (irrégulier, bongé et bloqué partout) tout en subissant les inconvénients du métro (les "ruptures de charge" dans des stations peu sécurisantes, malodorantes et peu éclairées) !

Pour rappel, la STIB a déjà procédé à 5 phases de resstructuiration, en commençant de manière très "soft" :
1) en février 2006, inauguration de la nouvelle infrastructure du Quai des usines (ligne 52) et création d'une ligne "24" en remplacement du "23/ gare de Schaerbeek - Boondael"
2) en juin 2006 : "démariage" des lignes 3/23, et apparition de la nouvelle "rupture de charge" à Churchill
3) en septembre 2006 (juste avant les élections communales) : inauguration de nouveaux tronçons : la station Delacroix sur la ligne 2 de métro ; le nouveau prolongement "Marius Renard" à Anderlecht pour le 56, et le prolongement du tram 94 à Herrmann-Debroux, avec pour conséquence la funeste modification des trajets des bus 34, 41 et 42 à Auderghem.
4) en avril 2007 : restructuration de la Grande ceinture (suppression entre autres du tram 90):
23 Heysel - Gare du Midi
24 Gare de Schaerbeek - Vanderkindere
25 Boondael - Rogier (prolongé par le 3 jusqu'à Churchill)
5) en juillet 2007 : grande phase de restructuration tram-bus, avec disparition de nombreuses lignes historiques (3, 18, 52, 91, 93), apparitions des fameuses "lignes de soirée" (15, 32), d'une nouvelle lignes soi-disant plus performante (le "4"), et d'autres nouveautés en bus et en tram (apparition des 64, 79, 88, 97 ; modification des trajets des 20, 27, 41, 54, 63, 65, 66, 80, 81, 82, 60, 94, 95...)

Cette fois-ci, pour la phase 6, la STIB a fait fort, surtout pour l'axe Nord-Midi, où ne roulent plus, en journée, que deux lignes, à de (soi-disant) hautes fréquences :
3 Gare du Nord - Churchill
4 Esplanade - Stalle (P)
La ligne forte du N-S, la ligne 55, est désormais limitée à son tronçon nord (Bordet - Rogier), tandis que son tronçon sud est repris par une nouvelle ligne 51 (Heysel - Van Haelen). Idem pour la ligne 56, limitée à une navette entre les gares du Nord et de Schaerbeek (uniquement aux heures de pointe), son tronçon sud étant repris, entre Midi et Marius Renard,
par le 81, décidément mis à toutes les sauces.

Enfin, last but not least, le concept de "lignes de soirée" est poussé à son paroxysme, avec la création des lignes 31, 33 et 83 : les deux premières remplaçant en soirée le 3 (décliné en 31, 32 et 33), la dernière reprenant en soirée les deux branches "orphelines" du 81 et du 82. Simple n'est-ce pas ?

Conséquences : c'est à n'y plus rien comprendre !! Les usagers sont désorientés, ils doivent effectuer des correspondances qui, présentées au départ comme "non pénalisantes", le sont encore plus qu'on ne le pensait :
- à la gare du Nord, un tram 3 se vide de ses voyageurs, lesquels doivent courir sur l'autre quai pour espérer s'engouffrer dans un 55, un 56 ou un 25, qu'ils rateront de toute façon !
- à Lemonnier, les gens sortent en courant d'un 82 pour se "jeter" sur les voies, devant un tram 4 (déjà plein), dabns l'espoir de s'engouffrer dans ce véhicule pour continuer leur route !
- au Midi (rue couverte), le 81 se vide de ses passagers, lesquels doivent traverser les voies, la rue, contourner un escalator, descendre celui-ci, parcourir toute la mezzanine, puis descendre encore deux volées d'escalators pour rejoindre leur correspondance au sous-sol (-3) !

Autres conséquences (inattendues) : un gaspillage de moyens quand on voit les embouteillages de trams :
- rue du Progrès, une quinzaine de trams se bloquent les uns les autres avant de pouvoir entrer dans la trémie vers la station Gare du Nord : à cet endroit, pas moins de 90 trams manoeuvrent par heure (en heures pleines), ce qui fait un tram toutes les 45" !
- à Churchill, ce n'en est pas moins embouteillé ! Cinq longs trams 4000 se bloquent les uns les autres, 3 et 23 empêtrés entre eux : deux "3" sur la boucle, un bloqué à l'arrêt "Marianne", un vers la gare du Nord, bloqué par le 23 à son terminus à Vanderkindere, le 24 stationnant à l'intérieur de la boucle...

Si l'idée de départ de la STIB est louable, la concrétisation en est cauchemardesque ! Il est urgent de réfléchir au plus vite, dans un esprit constructif, sur les solutions à apporter à cette situation.

MON OPINION EST LA SUIVANTE : "diminuer les fréquences et augmenter le nombre de lignes"(à suivre...)

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