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Trajets plus pénibles et moins attractifs


lesoir.be - MARIE DE SCHRIJVER - samedi 08 octobre 2011, 17:27

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Copyright Dominique RODENBACh

Une étude récente se penche sur les conséquences de la réorganisation du réseau de transports en commun bruxellois. Intitulé « Réorganisation d’un réseau de transport collectif urbain, ruptures de charge et mobilités éprouvantes à Bruxelles », le document compile, dans un premier temps, une partie de la littérature scientifique analysant le poids, relatif, des ruptures de charge.

Dans un second temps, les auteurs (qui avaient déjà, en 2009, opposé la « Cityvision » à la « Métrovision » défendue par la Stib) analysent, chiffres et schémas à l’appui, les conséquences de la nouvelle organisation du réseau, secteur par secteur (des 19 communes bruxelloises), mais uniquement dans leur liaison avec l’hyper-centre, c’est-à-dire les arrêts Bourse ou De Brouckère. Y sont comparés, les réseaux en 2006 et 2010, soit avant et après achèvement de la réforme.

Le document synthétise la refonte du réseau en trois points : le bouclage de l’ancienne ligne 2 du métro ; la refonte du réseau tram (passer de 5 à 2 lignes entre Midi et Nord, les autres lignes étant déviées ou ayant leur terminus en bordure du centre-ville) ; une refonte partielle du réseau bus. « Les habitants de divers quartiers ont ainsi perdu leur liaison directe avec le centre-ville – dans certains cas au profit d’autres pôles importants, mais pas toujours – et se sont vu imposer des rabattements sur le métro ou les nouvelles lignes de tram à grande capacité. » Ces changements ont engendré, selon l’étude, une augmentation des ruptures de charges. « Cependant, aucune statistique fiable relative à l’évolution du nombre de correspondances effectivement vécues par les voyageurs n’est disponible », précise le texte.

Proposant ses premiers résultats d’analyse du cas bruxellois, l’étude révèle « une évolution très marquée du nombre de correspondances pour se rendre vers l’hyper-centre. Pour 167 secteurs, leur nombre augmente, passant de zéro à une ou d’une à deux. Pour 15 secteurs seulement, leur nombre diminue, passant essentiellement d’une à zéro. » Les auteurs avancent des chiffres quant à l’accès direct à l’hyper-centre : 138 secteurs le perdent ; 14 le gagnent ; et 274 le conservent. « En calculant les volumes de population concernés on se rend sans doute mieux compte de leur aspect peu anodin : près d’un quart de la population bruxelloise perd son accès direct à l’hyper-centre, pour seulement 2 % qui le gagne. » N’y voyant aucune logique sociospatiale, l’étude conclut cependant que « la réorganisation du réseau de la Stib aura conduit à rendre encore plus pénibles un certain nombre de déplacements pour la population captive des transports publics et à les rendre encore moins attractifs pour les populations aisées qui disposent d’une (ou plusieurs) automobile(s) ».

« Coût » des correspondances

Citant d’autres études, les chercheurs pointent le « coût des correspondances », avançant « qu’une correspondance est usuellement estimée à une pénalité de 5 à 15 minutes d’équivalent du temps passé à bord ». Une pénalité et une pénibilité relatives, mais qui peuvent être réduites grâce à l’amélioration des conditions de correspondance. Sont identifiés, l’inconfort et l’incertitude liés aux ruptures de charge. Le premier peut-être compensé par la mise en place de « pôles d’échanges » (ou pôles multimodaux) de qualité. La seconde par la mise en place d’un système d’information complet et fiable.

articulo.revues.org

Communiqué de presse du 4 octobre 2011 - Jacqueline Rousseaux députée bruxelloise


Inondations – bassins d’orage – bétonnage de l’avenue du Port

L’évaluation du Plan-Pluie 2008-2011 et du plan (annoncé) de gestion de l’eau au regard des inondations en région bruxelloise

La députée Jacqueline Rousseaux interpelle la Ministre Huytebroeck sur son action et déplore « plus d’effets d’annonce et d’incohérences que d’actes concrets dans la politique de gestion de l’eau »

La députée Jacqueline Rousseaux (MR) a interpellé la Ministre de l’environnement Evelyne Huytebroeck (Ecolo) ce mardi 4 octobre 2011, sur l’application et l’évaluation de son « Plan-Pluie 2008-2011 » au regard des récentes inondations (particulièrement en 2010 et 2011) en région bruxelloise, et sur son futur plan (annoncé depuis 2006) de gestion de l’eau.

Pour rappel, dans le « Plan-pluie 2008-2011 » présenté en son temps par la Ministre Huytebroeck, 6 actions prioritaires étaient définies par celle-ci : des travaux (bassins d’orage, etc) à réaliser dans la vallée de la Woluwe, la vallée de St-Job, la vallée de l’Ukkelbeek, la zone Struybeek, la vallée du Molenbeek-Pontbeek et la vallée du Geleytsbeek, et présentés sous le titre « le Gouvernement finalisera les investissements nécessaires au programme d’installation de bassin d’orage. »

En réalité l’investissement « régional » annoncé a été bien faible, constate la députée, et a été en grande partie reporté sur d’autres intervenants, dont l’intercommunale Hydrobru, obligeant ceux-ci à trouver d’autres sources de financement, ce qui n’accélère pas la mise en route des chantiers annoncés, tant attendus par la population. Et de souligner : on aurait pu attendre de la part de la Ministre une politique plus volontariste pour mettre fin aux inondations dont sont victimes de nombreux citoyens bruxellois aux quatre coins de la Région.

C’est en vain que la députée libérale a encore demandé à la Ministre sur base de quels critères la Région avait décidé de financer ou non ces travaux annoncés par elle comme prioritaires. Aucune réponse ne fut donnée à cette question simple, qui tient à la transparence et à la cohérence de la politique menée.

Madame Rousseaux a aussi pointé le non-curage de la Senne par la Région depuis de nombreuses années et s’est interrogée sur les possibles conséquences du lit très haut de celle-ci en cas de fortes pluies. « Ces travaux sont à l’étude a répondu la Ministre ».

La députée MR déplore que la politique du gouvernement bruxellois et de la Ministre de l’environnement (Ecolo) en particulier s’apparente plus à des effets d’annonce qu’à des actes concrets sur le terrain. La députée bruxelloise a par ailleurs souligné que le « Plan de gestion de l’eau » annoncé depuis 2006 n’est toujours pas sur les bancs du Parlement. La Ministre en réponse a annoncé son dépôt pour cet automne et qu’il en est au stade de l’enquête publique…

Enfin, pointant le dossier de l’avenue du Port, Mme Rousseaux a regretté que la Ministre de l’environnement n’ait pas veillé à faire appliquer la politique qu’elle préconise et entend faire respecter par d’autres : à savoir cesser l’imperméabilisation des sols et (r)établir des zones d’écoulement naturel des eaux de pluie là où c’est possible, afin de lutter contre les inondations. Pour rappel, le Gouvernement bruxellois agissant avec l’aval de la Ministre de l’environnement a accepté le remplacement du revêtement de l’avenue du Port en pavés par le bétonnage complet de cette avenue large et longue. Ainsi l’écoulement des eaux de pluie entre les pavés ne pourra plus se faire sur cette très vaste superficie. La Ministre n’a pas voulu se justifier sur cette question.

Et la députée de souligner, ici aussi, l’incohérence de cette politique qui illustre l’expression « Faites ce que je dis, pas ce que je fais !»

Intervention de Madame Jacqueline Rousseaux, députée MR, en Commission Infrastructure au Parlement bruxellois le 21/9/2011 s’adressant à la Ministre Madame Grouwels et au Secrétaire d’Etat Monsieur Emir Kir.


Jacqueline Rousseaux, députée bruxelloise MR, demande de préserver les 300 platanes, de songer aux fortes pluies et de prévoir des espaces d’écoulement naturel des eaux (pelouse, bandes de terre…) dans les plans de réaménagement de l’avenue du Port et le choix du revêtement de celle-ci et de ses abords.

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Madame la Ministre, Monsieur le Secrétaire d’Etat,

Ce n’est pas la première fois que la question du maintien du patrimoine arboré est posée dans ce Parlement.

Sous la législature précédente déjà je me suis battue avec Madame M. Lemesre (MR) et Monsieur J.L. Vanraes (VLD) pour éviter l’abattage des marronniers de l’avenue Churchill.

Ce combat nous a conduit Madame Lemesre, Monsieur Vanraes et moi-même à déposer une proposition de résolution en 2006 pour la protection des arbres de la Région de Bruxelles-Capitale et en particulier les marronniers.

Nous avons redéposé en septembre 2009, au début de cette législature, une nouvelle version de ce texte. Il ne fut présenté en Commission Environnement qu’en mai 2010 et comme la Ministre Huytebroeck a annoncé qu’elle déposerait un projet d’ordonnance cadre Nature avant la fin 2010 il fut décidé de postposer l’examen de notre texte pour l’examiner plus tard en même temps que le projet annoncé par la Ministre Huytebroeck.

Nous attendons toujours ce projet « Nature » et nous sommes fin septembres 2011 !

Entretemps des allées entières de marronniers, de cerisiers et autres arbres ont été supprimées.

Parmi l’ensemble des choses que nous demandons dans notre texte, nous demandons, entre autres :

- de reconnaître le caractère exceptionnel des marronniers et autres espèces d’arbres de prestiges, et les platanes en sont, sur l’ensemble des grands axes de la Région et des communes.

- d’établir une plate forme de concertation et des codes de bonne conduite afin d’harmoniser les interventions des divers acteurs des réaménagements.

Je rappelle que les arbres, outre le plaisir qu’ils procurent à la population et la beauté qu’ils confèrent à nos rues et à notre ville-région, ont bien d’autres qualités : ils absorbent le bruit, protègent tantôt des pluies tantôt du soleil, dégagent de l’oxygène, absorbent la pollution, abritent des oiseaux et insectes utiles à l’écosystème.

La plupart des 300 platanes de l’avenue du Port sont sains et ne justifient pas d’abattage. Pourquoi abattre des arbres en bonne santé et loin d’être en fin de vie ? L’abattage, le dessouchage et le remplacement représentent un coût non négligeable. S’ajoute donc la prise en considération de l’opportunité de dépenses inutiles à ce sujet alors que la Région ne cesse de dire qu’elle manque de moyens.

Par ailleurs supprimer ces arbres et supprimer les pavés pour accentuer le revêtement de l’avenue du Port en dolomie, le bétonner, très en profondeur - 80cm c’est énorme, où les racines des nouveaux arbres pourront-elles encore s’étendre ? - tout cela est une démarche qui, au regard des inondations importantes de ces deux dernières années et au changement climatique, devrait être revue.

On sait qu’au fil du temps notre ville-région a été « dolomisée » de plus en plus, empêchant l’écoulement naturel des eaux dans les bandes de terre entourant ou longeant les arbres et les rues, dans les pelouses aussi, au point de créer des inondations dommageables pour tous, voire dangereuses.

Il faut absolument dans les aménagements futurs du territoire de notre région tenir compte de cette réalité et devenir prévoyants, intégrer le besoin de zones d’écoulement naturel partout où c’est possible.

En conclusions :

- la préservation de notre patrimoine arboré et de nos espaces verts, pour l’ensemble des vertus qui y sont associées

- la nécessité de cesser dorénavant de supprimer des zones d’écoulement naturel des eaux de pluie, voire d’en aménager de nouvelles

- celle de gérer avec parcimonie les finances publiques

- l’attention à apporter aussi aux souhaits des riverains, dont par ailleurs je salue la détermination,

tout cela me conduit, comme ma collègue Madame Teitelbaum et autres collègues du groupe MR, à vous demander de revoir ce dossier avec l’optique, entre autres, de préserver les arbres.

Jacqueline Rousseaux
Députée MR