2008 > 2009

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Que ce soient des arbres, des pollutions, des atteintes à nos droits, à chaque niveau, nous avons le devoir de nous défendre contre l’envahissement des nuisances que la mauvaise gouvernance nous impose.


Nous avons vu au FIGRA 2009, au TOUQUET, le film «LES ANNEES DE PLOMB» qui relate cette pollution dans le Pas-de-Calais engendrée par l’usine METALEUROP.

METALEUROP a «pris en otage» toute une population environnante pendant plus de quarante ans, en faisant taire ses salariés sur la pollution qu’elle engendrait par le plomb, l’arsenic, le cadmium et le zinc.

Employés, familles, voisins, femmes et hommes qui ont donné leur vie à l’entreprise acceptent de briser l’omerta après la fermeture de l’usine en 2003. Ils demandent aujourd’hui à être entendus.

L’entreprise METAL BLANC, située à Bourg-Fidèle (ROCROI) à 7 km de la frontière belge, «recycle» des déchets industriels non ferreux, des batteries… en provenance des pays voisins.

«Le désastre écologique généré sur ce site, pendant plus de 30 ans, est majeur comme sur les sites similaires aux nôtres» nous disait Denise SCHNEIDER, présidente de l’Association qui se bat depuis des années contre cette pollution (en 1998, les prélèvements d’atmosphère des ateliers de METAL BLANC font apparaître des concentrations de plomb supérieures de 3 à 24 fois la valeur limite d’exposition).
Je salue ici sa ténacité, sa pugnacité dans ce combat, et aujourd’hui sa victoire puisque l’entreprise METAL BLANC est condamnée par la Cour d’Appel de PARIS pour mise en danger d’autrui. (voir ci-dessous)

Un troisième site du même acabit est l’usine FMM située en plein Bruxelles, dans le zoning industriel à ANDERLECHT, dans un quartier densément peuplé, comprenant une école M.Carème, et près du centre de tri X ( à l’angle du boulevard Paepsem).

Cette usine «FONDERIE et MANUFACTURE de METAUX» recycle des batteries et traite aussi d’autres déchets de plomb. Il s’agit de l’implantation de la multinationale METALEUROP, devenu récemment RECYCLEX.
Le fonctionnement a déjà donné de nombreuses alertes à la pollution et, dernièrement, l’usine a été fermée (pas très longtemps !) suite à la grave pollution au mercure dans l’air en janvier 2008.

C’est toujours et partout, le chantage à l’emploi (et au profit) quitte à sacrifier la santé de nos concitoyens !

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Pollution industrielle.

L’entreprise METAL BLANC condamnée par la Cour d’Appel de Paris pour mise en danger d’autrui.

Le 15 septembre 2009

Dans un arrêt du 15 SEPT 2009, la Cour d’Appel de Paris a condamné la société Métal-Blanc, entreprise ardennaise spécialisée notamment dans le retraitement de batteries usagées, à une forte peine d’amende, pour mise en danger de la vie d’autrui.

Cette société devra indemniser différentes familles de victimes, dont les enfants sont atteints de saturnisme. Cependant, par le jeu de la confusion des peines, Métal-Blanc n’aura pas à payer d’amendes. Et seules les plaintes de six familles ont été déclarées recevables. Ces familles toucheront 2000 euros par adulte, et 8000 euros par enfant. Quant aux treize parties civiles - familles et associations- déclarées irrecevables, pas un mot d’explication n’apparait pour elles dans le jugement, quelle que soit la gravité des préjudices qu’elles ont subis, y compris un cancer rénal infantile fulgurant. Nous regrettons que la Cour n’ait pas étendu l’indemnisation précitée à l’ensemble des riverains, qui ont pourtant été exposés aux métaux-lourds durant toutes ces années et de ce fait ont subi un grave préjudice.

Nous tenons pourtant comme une victoire cette reconnaissance du délit de mise en danger de la vie d’autrui. C’est une décision importante, en matière de pollution industrielle.

Cela signifie que, comme nous l’affirmons depuis plus d’une décennie, une usine peut fonctionner en mettant des vies en danger, avec la bénédiction de l’administration, des politiques, et de tout un monde désorienté et désinformé. C’est la première fois, en France, qu’un tel délit est reconnu.

Nous insistons sur le fait que seule l’intoxication au plomb a été retenue, sans tenir compte du cadmium, du nickel, de l’arsenic, du mercure, du manganèse…et ni des dégâts causés dans l’organisme par leur synergie.

Notre lutte contre les ravages et les fléaux générés par de tels toxiques va donc continuer. Quant au chancre environnemental de notre site, il est comparable au chancre d’autres sites, parfois encore méconnus. L’extrême gravité de notre pollution ardennaise reste méconnue.

Notre association remercie toutes les personnes, toutes les associations, les politiques, et les scientifiques qui nous ont soutenus. Certains avocats parisiens nous assistent depuis douze ans.

Nous sommes solidaires des personnes qui luttent afin que la vérité apparaisse, s’agissant du déclin dramatique de la qualité de l’environnement, et s’agissant de nombreuses vies menacées par d’ultimes toxiques : cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques, infiniment persistants, et cumulatifs, comme les métaux-lourds.

Association Protection-Défense de l’Environnement de Bourg-Fidèle. Mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Tél. 0(0.32).67.87.01.17, et à partir du 1 er octobre 2009 : 0(0.32.) 82.69.98.36. Avocats : tél.01.44.32.08.20 ou 01.47.07.37.36. http://www.bioventure.lautre.net/BOURG-FIDELE.html

Cela pourrait aussi arriver sur Churchill.


Le prolongement de la ligne 94 joue les prolongations
(Le Soir - VANESSA LHUILLIER - mercredi 16 septembre 2009)

Pour une fois qu'un chantier de la Stib ne prend pas de retard, il faut que des éléments extérieurs s'en mêlent. Voici quelques jours, le tronçon des égouts entre l'avenue de Tervuren et le rond-point du boulevard du Souverain s'est écroulé. Du coup, la voirie va devoir être rouverte alors que tous les travaux concernant le prolongement du tram 94 étaient terminés depuis mai.

Quand le dossier de la prolongation du trajet du 94 d'Hermann-Debroux vers Woluwe a été mis sur la table, tous les acteurs ont dû discuter d'un planning de travaux. Lors de cette coordination, Vivaqua a avoué que la partie entre l'avenue de Tervuren et le rond-point du boulevard du Souverain était particulièrement en mauvais état. « Nous savons qu'un tiers des égouts de toute la région bruxelloise est à refaire, explique Christiane Franck, directrice de Vivaqua. Nous devons donc faire des choix et l'IBDE n'a pas retenu cette partie comme étant prioritaire. »

Quand Sibelga effectue ses travaux, Vivaqua décide donc de ne rien faire faute de budget. Ensuite, la Stib pose ses rails comme prévu et referme la voirie. Et quelques mois plus tard, les égouts s'effondrent entraînant l'instabilité d'un poteau d'éclairage.

« Nous avons dû l'enlever en urgence, précise Didier Gosuin, bourgmestre d'Auderghem (MR). Et maintenant, Vivaqua doit rouvrir et donc supprimer une bande de circulation pour plusieurs mois. Les citoyens ne comprennent plus ce qui se passe. On ne sortira jamais de ces travaux. Et puis, si on sait qu'un tronçon est en mauvais état, pourquoi ne profite-t-on donc pas de l'ouverture de la voirie pour effectuer les réparations nécessaires en même temps ? »

Furieux et interloqué, le bourgmestre d'Auderghem va interpeller les ministres bruxellois. « A quoi sert la coordination si on en arrive à des situations pareilles ? Quand on commence des travaux de ce type, on se donne les moyens budgétaires d'aller jusqu'au bout et de les faire correctement sans ouvrir quatre fois la voirie. »

A cause du caractère d'urgence que prennent les événements, le coût de remise en état des égouts sera doublé par rapport à des travaux qui auraient été programmés. « Cette gestion est totalement hallucinante, s'exclame Didier Gosuin. Comment peut-on gérer aussi mal et ne pas se consulter entre pouvoirs publics ? C'est incompréhensible. »

Un accord du gouvernement bruxellois "inacceptable" pour Touring


(www.7sur7.be)

Touring marque sa déception au vu de l'accord de gouvernement pour la Région de Bruxelles-Capitale. "Il est bon que le gouvernement mette en oeuvre une politique visant à réduire considérablement le nombre de morts et blessés graves sur la voie publique et un traitement prioritaire accordé aux points noirs, mais le reste de l'accord n'attache aucune importance aux automobilistes en général et aux navetteurs en particulier", selon l'association d'automobilistes.

Pour Touring, il est "inacceptable que le développement du transport public demeure la 'première priorité' des pouvoirs publics bruxellois, en termes d'amélioration de la mobilité urbaine". Touring regrette de ne pas avoir été entendu par les négociateurs lors des discussions ayant conduit à l'accord, et ce malgré des demandes répétées, contrairement à divers groupes et associations représentatifs de bien moins de membres.

L'association indique que des mesures de dissuasion, touchant les automobilistes qui ne doivent pas obligatoirement entrer dans le centre en voiture, "peuvent naturellement être prises". "Des exemples dans de grandes villes européennes voisines montrent qu'elles peuvent avoir du sens, mais Bruxelles oublie de prendre en compte adéquatement les gens qui n'ont souvent pas d'autre alternative que la voiture pour atteindre certaines destinations."

Touring demande aussi au gouvernement d'abandonner l'idée de réserver des bandes de circulation exclusives pour les bus, "tant que le bénéfice réel pour la mobilité et l'environnement n'a pas été sérieusement démontré, chiffres à l'appui". En attendant, Touring demande un moratoire sur les voies réservées aux transports au commun.

Pour l'association, "constater que les autorités tentent de décourager les automobilistes de se rendre au centre-ville en voiture en interdisant certaines rues à la circulation et en supprimant des parkings souterrains sans compenser par des parkings de transit à l'entrée de la ville est particulièrement alarmant".

Que les axes de pénétration et les axes structurants de la ville soient réaménagés, avec de larges trottoirs et des bandes réservées aux bus, est par ailleurs "irresponsable", selon Touring. "Réduire de moitié la capacité de circulation des voitures afin de soi-disant décourager l'usage de la voiture, ne fait qu'accroître les embouteillages à certains endroits difficiles, parfois même à les créer."

Touring est convaincu qu'un dialogue constructif peut contribuer à une circulation plus sûre et plus fluide à Bruxelles, "si tous les usagers de la route se voient garantir des droits identiques". A cet effet, Touring prendra contact très prochainement avec le ministre en charge de la mobilité à Bruxelles pour discuter de ses propositions. (belga)
15/07/09 12h31